Expéditive, la condamnation, le 8 septembre, du blogueur Erraji par la justice marocaine marque un tournant dans l’atteinte aux libertés numériques et Internet au Maroc.
C’est une décision qui consacre un principe unique en son genre : “la sacralité territoriale du Roi” sur la toile d’araignée.
Après l’affaire Mourtada sur Facebook, l’affaire Erraji est un deuxième élément du puzzle qui prouve que l’espace de la liberté d’expression sur internet est entrain de rétrécir comme une peau de chagrin.
D’ailleurs, cette nouvelle décision marque une transposition de la sacralité du Roi du papier au Web. Certes, les autorités publiques peuvent poursuivre des internautes pour lèse-majesté à travers tout le territoire marocain. Mais, ont-elle seulement conscience que, territoriale, la sacralisation du Roi est limitée au territoire marocain. Car, la justice marocaine ne peut empêcher, encore moins contrôler, ce que plus d’un milliard d’internautes au-delà des frontières marocaines peuvent exprimer et produire librement à l’égard du Roi, de sa personne ou de ses actions.
Pis encore, cette décision met en péril les millions de DH investis par le Maroc pour faire des TIC un levier de croissance. Emergence, Casanearshore, Technopolis, Technopark de Casablanca, autant de défis relevé par le Royaume qui parie le développement d’une société de l’information pour booster son PIB. L’’affaire Mourtada, Errajji, la censure de Google Earth, de Youtube, de certains sites d’islamistes, sont, pour les investisseurs dans ce secteur, autant de preuves palpables que le Maroc est un bon pays d’investissement dans les technologies de l’information, mais à haut risque.
Avec ces affaires, le périmètre du sacré et de l’interdit s’avère tellement aléatoire et discrétionnaire.
Enfin, l’affaire Erraji, est sans appel, la preuve que le Maroc est vraiment un pays ennemi de l’Internet. Les mois à venir ne feront que confirmer cette fâcheuse tendance vu la multiplication des atteintes aux libertés numériques, encore dans notre pays.
Merci google pour son navigateur Chrome, lancé le jour même de début de poursuite du blogueur agadiri. Si les pays investissent dans la création de la richesse et de la valeur, le Maroc a le mérite de consolider un enracinement sécuritaire et autoritaire digne d’ennemis de l’internet qui comptent une majorité de pays arabes.
Au-delà de la lamentation et la dénonciation, l’affaire Erraji, est sans conteste une bonne occasion pour les citoyens-internautes de retrousser les manches et de militer pour plus de respect et de protection des libertés numériques.
L’analphabétisme numérique de nos responsables, pour ne pas parler d’ « handicap » numérique, donne matière à militer et à persévérer. L’internet est notre oxygène. La génération internet, née avec l’accès du Maroc à internet en novembre 1995, ne peut certainement pas abdiquer son droit à la liberté y compris sur la toile.
Rachid Jankari
je suis etonne pire ebahi par autant d’affirmations du genre ” la preuve que le Maroc est vraiment un pays ennemi de l’Internet. ”
arrete aussi de faire des phrases du genre : La génération internet, née avec l’accès du Maroc à internet en novembre 1995, ne peut certainement pas abdiquer son droit à la liberté y compris sur la toile.
de quoi tu parles exactement ?
on parle de liberte sur le net, mais la liberte d’un individu s’arrete bien kk part, non !!
tu pourrais la definir la liberte sur le net, toi ?
tu connais la netiquette ???? si oui domage que tu ne la cite pas (remarque je comprend, si tu en parles ton article n’a plus de raison d’exister)
si rachid, arrete de prendre ton militantisme pour vrai cause nationale a chaque fois. un type a usurpe l’identite d’une membre de la famille royale il y a longtemps (mourtada que vous citez), je regrette peut etre la reaction des autorites mais je ne defendrais pas un militaire des FAR, majeur et vaccine et en pleine possession de ses moyens s’il se permet d’avoir un comportement illegal, premedite et provocateur bien connu)
arrete de dire qu’on peut tout faire et tout dire sur internet
et surtout il faut arreter de crier au scandale que pour crier au scandale
il ya des causes plus importantes et qui meritent plus d’effort de votre part en tant que journaliste ….
etes vous vraiement sur qu’il s’agit d’une vraie information a traiter et a analyser ?
et dire que je vous prenais pour quelqu’un de serieux …
Je ne suis pas d’accord avec vous M bureau 6.
L’affaire Erraji est une atteinte aux libertés numériques.
On ne peut pas protéger la sacralité du Roi et sa famille sur Internet. C’est impossible techniquement et humainement.
Le Maroc est un ennemi de l’internet compte tenu de la fréquence des affaires de poursuites judiciaires et de censure.
libertes numeriques : keskesksa ????
ca existe sur le bulletin officiel
Le Maroc est un ennemi de l’internet : il s’agit ici de votre point de vue, mais ayez au moins la pertinence de citer des chiffres pour illustrer la frequence que vous citez
on peut dire : Le maroc est un ami de l’internet avec plus de 2 millions d’utilateurs du net et de nombreuses techniques de connexion (modem rtc, ADSL, 3G, CDMA, Liaisons, etc.), donc comprenez que votre point de vue ne doit pas forcement etre aussi radical
sans rancune si rachid
je n’essaye pas d’etre desagreable, mais j’estime que la victimisation de mourtada a depasse les bornes, comme celle de ce monsieur egalement
mourtada : un militaire qui connait parfaitement de part sa formation les risques a toucher a la famille royale (je serais pas forcement bete au point de faire la meme chose)
PS : mon nickname n’a rien a voir avec les autorites
Je sais que: La Constitution proclame la sacralité du Roi.
Or: M. Erraji insulte le Roi
Donc: Atteinte à la constitution
Conclusion: Aller à la case prison.
Raisonnement mathématique